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Jean-Philippe DUPEYRON
Directeur des affaires économiques
Cloé SARRABIA
Conjoncture
Sylvain SIMÉON
Collectivités locales
Louis TISSIER
Aménagement du territoire, transition écologique
Contactez-nous : data@fntp.fr
Le gouvernement, à la recherche d’économies budgétaires pour 2024, compte faire participer les collectivités locales à l’effort de réduction des déficits.
Dans son programme de stabilité 2024-2027, le gouvernement fixe ainsi un objectif d’évolution des dépenses de fonctionnement des collectivités de 0,5 point sous le niveau de l’inflation soit +1,9% en 2024 et +1,1% en 2025 avec une hypothèse de hausse des prix fixée à +2,4% et +1,6%. Cet objectif est toutefois non contraignant pour les collectivités à ce stade. La prévision pour l’investissement des Administrations Publiques Locales (hors Société des Grands Projets) reste dynamique en 2024 à +7,5% en lien avec le cycle électoral mais se limite à +1,2% en 2025 en décalage cette fois avec une année post-électorale habituellement en forte croissance.
Indicateurs du programme de stabilité 2024-2027
2024 | 2025 | |
---|---|---|
Inflation | +2,4% | +1,6% |
Évolution dépense totale | +3,4% | +1,0% |
Évolution dépenses de fonctionnement | +1,9% | +1,1% |
Évolution dépenses d'investissement (APUL hors SGP) | +7,5% | +1,2% |
Source : Programme de stabilité 2024-2027
En autorisations d’engagement, les 2,5 Md€ du fonds vert prévus en loi de finances sont ramenés à 2 Md€ avec, d’après une circulaire du 4 avril adressée aux préfets une mise en réserve de 7% de cette somme, soit 140 M€ supplémentaires potentiellement annulables. Il est par ailleurs demandé à ces préfets d’être :
Il a également été annoncé un gel des crédits de paiement du fonds vert de 430 M€ en 2024 et plusieurs sources ont évoqué un possible surgel de 430 M€ supplémentaires.
Évolution des crédits de paiement du fonds vert
Source : Lois de finances, annonces gouvernementales et Contexte
Les associations d’élus sont opposées à toutes contraintes sur leurs dépenses. Elles mettent en avant le faible poids de la dette locale et sa stabilité (environ 8%-9% depuis les années 80). Les situations financières sont par ailleurs diverses selon le type de collectivités.
Avec des indicateurs financiers globalement solides, les collectivités du bloc communal semblent en capacité d’absorber un effort supplémentaire. Il s’agit toutefois d’un constat global qui mérite d’être nuancé.
La situation budgétaire des départements est plus délicate que celle du bloc communal. Leur épargne brute a plongé en 2023 (-40%) en raison de la chute des droits de mutation (DMTO). Si leur trésorerie a pu être mobilisée pour maintenir l’investissement en 2023, qu’en sera-t-il en 2024 alors que son niveau a été divisé par 2 en 18 mois ? La crise immobilière se poursuit et les DMTO sont toujours en fort recul. Sur le 1er trimestre 2024, la baisse atteint toujours -26%.
Évolution mensuelle des droits de mutation des départements
Source : CGEDD
Certains départements (Aisne, Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique…) déclarent être prêts à revoir leurs budgets votés plus tôt dans l’année en raison de recettes insuffisantes. Cela pourrait également avoir un impact immédiat sur les subventions versées par les conseils départementaux : elles sont souvent la première variable d’ajustement. Or, elles sont souvent indispensables, notamment pour les projets des petites communes en zone rurale. A terme, sauf à recourir plus massivement à l’endettement, c’est l’ensemble des dépenses d’entretien et d’investissement des départements qui sont menacées par cette dégradation.
L’effort de rigueur budgétaire entre en conflit avec le surcroit d’investissement demandé aux collectivités pour financer la transition écologique. Les collectivités doivent en effet faire face à des injonctions contradictoires : dépenser moins pour réduire les déficits vs dépenser plus pour atteindre les objectifs de la transition écologique. Le signal envoyé par l’Etat semble reléguer cette dernière au second plan derrière les impératifs budgétaires. Limiter la capacité à investir des collectivités (contraintes budgétaires, baisse du fonds vert…) alors qu’elles réalisent 70% de l’investissement public civil avec des effets d’entraînement sur le tissu économique de leur territoire, dans un contexte de réduction de la prévision de croissance française semble, en outre, un curieux calcul à moyen terme.
Jean-Philippe DUPEYRON
Directeur des affaires économiques
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